| benebu ( @ 2008-07-04 13:48:00 |
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Echange - L’infirmerie de tous les maux
Titre : L’infirmerie de tous les maux
Auteur :
Prompt : 120 - Infirmerie de Poudlard, les gens se croisent, dans un chassé-croisé incessant mais l'infirmerie est-elle seulement propice aux développements des bras cassés et des chevilles foulées ?
Personnages : Poppy « Pompom » Pomfresh en superstar
Catégorie : échange
Rating : PG
Note de l’auteur : Je l’avais bien commencé puis zappé. Honte à moi. Je ne sais pas trop si ça va correspondre à ce que l’auteur du prompt pouvait attendre, mais ce n’était pas si évident que ça, au final.
Infirmerie de Poudlard – Samedi matin
Poppy Pomfresh se laissa tomber sur sa chaise et enfouit la tête dans ses mains.
- Arrêtez de gémir ainsi, Monsieur Flint. Vous n’êtes pas non plus à l’agonie.
Elle détestait les jours où il y avait des matchs de Quidditch car elle était certaine que l’un des joueurs finirait allongé dans l’un des lits de l’infirmerie. Aujourd’hui, c’était Marcus Flint, ce grand gaillard de septième année qui était en train de gémir comme une petite fille.
- J’ai maaaaaal.
- Vos os se ressoudent, c’est normal ! S’écria-t-elle, agacée.
- Mais vous n’avez pas quelque chose contre la douleur ?
- Une autre potion annule les effets de celle-ci, je vous l’ai déjà dit. Je ne peux rien vous donner si ce n’est un mouchoir pour que vous puissiez mordre dedans, alors prenez votre mal en patience. En silence par pitié, ajouta-t-elle dans un murmure que le jeune homme n’entendit pas.
Les gémissements n’étaient pas ce qu’il y avait de pire. Après tout, Poppy vivait dans l’infirmerie de Poudlard, ces cris étaient monnaie courante. Non, le pire venait après les gémissements. Quand les camarades de classe venaient rendre visite au blessé. Les gémissements s’éteignaient alors pour laisser place aux chuchotements, ricanements, moqueries et autres tintamarres.
Justement quand on parle du loup, on en voit la queue.
- Eh ! Arrêtez ! Vous allez où comme ça ?
- Voir notre ami !
- D’une, les visites ne sont pas encore autorisées, Monsieur Flint vient juste de prendre une potion et il faut qu’il se repose correctement. De deux, vu l’état de vos vêtements, il vous est interdit d’entrer dans l’infirmerie. Vous allez me mettre de la boue partout.
- S’il vous plait, Madame.
- Ces yeux-là n’ont aucun effet sur moi, Monsieur Pucey !
- J’aurais au moins essayé de vous amadouer.
Le groupe de Serpentards repartit comme il était venu et Poppy s’autorisa un sourire. Tous les Serpentards n’avaient pas un mauvais fond et tous ne gémissaient pas comme des filles.
- Pourquoi ne les avez-vous pas laissé entrer ? Gémit de nouveau Marcus.
- Parce que vous n’êtes pas encore en état de recevoir de la visite.
- Je voulais les voir, moi !
- Arrêtez de vous plaindre, Monsieur Flint ! Je suis l’infirmière alors c’est moi qui donne les ordres ici, dit-elle en s’approchant du lit sur lequel le jeune homme se tortillait.
Agacée, Poppy tira le rideau d’un coup sec et lui intima un nouveau « chut » qui eut pour effet de le faire taire pour de bon.
Samedi après-midi
Poppy passa la majeure partie de l’après-midi à ranger ses potions dans le calme car le jeune homme agonisant s’était finalement endormi. Elle refaisait des étiquettes, jetait les fioles périmées, tout cela en chantonnant comme à son habitude. Aussi ne vit-elle pas la jeune demoiselle qui se faufilait sournoisement dans son infirmerie. Sa cravate aux couleurs de Serpentard ne laissait aucun doute sur ses intentions. A pas de loup, elle s’approcha du lit de Marcus et poussa le rideau qu’elle referma aussi vite pour ne pas se faire prendre.
Il dormait malgré la grimace de douleur qui flottait sur son visage. Doucement, elle le lui caressa et passa son pouce sur ses lèvres avant d’y déposer un baiser. Il ouvrit instantanément les yeux mais elle lui mit un doigt sur la bouche pour lui faire signe de se taire. Il sourit, ravi de sa surprise et malgré sa douleur au bras qui se réveillait, il profita de ses baisers. Aucun d’eux ne parla, ni ne murmura pour ne pas prendre le risque de se faire prendre.
Sally-Ann resta un long moment avec Marcus et profita du tapage que fit l’arrivée d’un nouveau malade pour s’esquiver. En effet, la voix de l’infirmière se faisait entendre dans le fond de l’infirmerie et comme le lit de Marcus était prêt de l’entrée, Sally-Ann pouvait sortir ni vu ni connu. Enfin, c’est ce qu’elle croyait. A demi-pliée, elle poussa le rideau qui entourait le lit et se retrouva nez à nez avec le directeur. Elle eut la délicatesse de rougir et s’attendait déjà à avoir une retenue.
- Dépêchez-vous de sortir avant que Poppy ne vous attrape, lui sourit-il. Elle ne semble pas être dans un bon jour.
Sally-Ann n’en crut pas ses oreilles, mais ne se le refit pas dire deux fois et fila comme l’éclair.
- J’en déduis que votre bras va mieux, mon cher Marcus ? Demanda ensuite le professeur Dumbledore au malade.
Comme il s’y était attendu, il n’eut aucune réponse.
- Pompom, ma chère, j’aurais besoin de tes services.
- Pas maintenant, Albus, tu vois bien que je suis occupée.
- Je sais bien, mais quand tu auras cinq minutes, j’aimerais que tu te rendes à la Tête du Sanglier, j’ai un patient qui t’attend.
Poppy se redressa et regarda Albus. Il ne plaisantait pas.
- D’accord, j’irai mais quand j’aurai le temps.
- Merci.
Le professeur Dumbledore quitta ensuite l’infirmerie d’un pas léger.
A l’autre bout de l’infirmerie, Poppy tentait tant bien que mal de faire boire une potion à Dean Thomas qui était parcouru de violents vomissements. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front et il lui était impossible d’avaler la potion que lui tendait l’infirmière sans la revomir aussitôt.
- Mais qu’avez-vous mangé pour être dans cet état ?
A défaut de pouvoir parler, le jeune homme haussa les épaules pour montrer son ignorance et se pencha un peu plus sur la bassine pour ne pas en mettre à côté. Près de la porte d’entrée, une jeune fille rousse attendait, timide, accrochée à l’embrasure en tailladant ses lèvres avec les dents et Marcus, dans son lit, riait aux éclats d’entendre de tels bruits.
- Cessez de rire immédiatement Monsieur Flint !
- Désolée, Madame, c’est juste que ça me rassure de voir qu’il y en a qui sont dans un pire état que le mien, dit-il avant de repartir dans un grand éclat de rire.
En même temps, il n’avait pas tort, le pauvre Dean était vraiment dans un état lamentable. Poppy ne rajouta rien. Depuis sept ans que le jeune Flint était à Poudlard, il avait passé beaucoup de temps à l’infirmerie et jamais elle ne l’avait entendu rire.
- Alors Weasley, tu l’as empoisonné ? Demanda-t-il, à voix basse à Ginny en poussant un pan de son rideau, car il avait bien remarqué sa présence contrairement à Poppy.
Ginny lui lança un regard noir et tourna les talons.
Poppy resta une heure avec Dean Thomas avant que ses vomissements cessent enfin. Entre temps, le professeur Rogue était venu lui apporter les plantes qu’elle lui avait demandées un peu plus tôt dans la journée. L’infirmerie étant occupée, elle n’avait pas pu se rendre elle-même au village pour renouveler son stock.
- La prochaine fois, n’attendez pas le dernier moment pour faire vos achats. Je ne suis pas un elfe de maison !
- Dans ce cas, vous viendrez jouer les gardes-malades pendant que j’irais au village !
Severus ne lui répondit pas, posa les sachets sur la table et sortit en faisant voler sa cape derrière lui. Poppy songea qu’il avait bien changé. Du temps où il était encore élève, Severus était déjà un petit garçon sombre et assez cynique, mais il n’était jamais désagréable avec elle, au contraire. Elle se consolait en se disant qu’aujourd’hui, il l’était avec tout le monde.
- Et bien, messieurs, dit-elle en s’adressant à ses deux patients. Je pense que vous allez devoir passer la nuit ici.
En attendant, la journée était partie pour être très longue.
Mardi matin
Les examens avaient lieu la semaine prochaine et l’infirmerie était devenue une véritable fourmilière. La journée de samedi à supporter Flint et Thomas, avait été une journée de vacances. Même si c’était sans compter la frayeur qu’elle avait eue quand une jeune demoiselle de Poufsouffle était arrivée en pleurs parce qu’elle croyait être enceinte. Le cœur de Poppy avait failli lâcher. Les jeunes de maintenant n’avaient plus aucun honneur. Si jeune et déjà femme, avait-elle songé. Heureusement pour elle et la réputation de Poudlard, la demoiselle n’était pas enceinte.
De nouveau pleurs se firent entendre et Poppy délaissa ses bassines pour regagner l’entrée et découvrir l’origine de ses larmes.
- Mademoiselle Midgen, soupira-t-elle.
Cette malheureuse jeune fille avait un gros souci d’acné et au lieu de laisser pousser sagement ses boutons, elle essayait toujours différents sorts qui n’avaient que pour effet de faire doubler ses boutons, en volume et en nombre.
- Je vous avais recommandé un onguent et interdit les sorts ! Vous n’écoutez donc pas quand je vous parle ?
- L’onguent… snif… est horrible. Ça sent mauvais… snif, renifla-t-elle.
« C’est toujours mieux que ça » pensa Poppy.
- Et bien, vous allez vous allonger dans le lit au fond. J’arrive tout de suite.
Poppy lui fit sécher ses larmes et lui appliqua ensuite un onguent, dont l’odeur était encore plus forte que celui dont la jeune fille se plaignait précédemment.
- Je n’ai pas le choix, jeune fille.
Eloise, non plus, n’avait pas le choix et à regret, elle laissa l’infirmière lui mettre cette pâte marron nauséabonde sur le visage. Ça lui apprendrait à vouloir les faire disparaître d’un coup de baguette.
Pendant cette période d’intense révision, ce n’était pas les Poufsouffles que Poppy s’attendait le plus à voir, mais les Serdaigles. Champions toutes catégories des révisions, chaque année, ils envahissaient son infirmerie.
Ses pensées se révélèrent exactes dans les jours suivants. Elle ne compta même plus le nombre de Serdaigles qui avaient défilé dans son infirmerie. Insomnie, migraine, stress, mal de ventre, etc. tout y était passé. Certains Gryffondors n’étaient pas en reste. Le jeune Weasley était venu pour des troubles digestifs.
- Tu n’avais qu’à pas manger autant de parts de gâteau.
Poppy tenta de dissimuler son sourire. Elle connaissait bien la réputation de ses deux là, ils se chamaillaient sans cesse. Qui aime bien, châtie bien, pensa-t-elle. Apparemment, elle avait juste. Elle donna une potion au jeune Weasley pour calmer ses crampes d’estomac et retourna à son bureau en attendant que la potion fasse effet. Elle regarda au passage le jeune Potter. Lui s’était souvent en fin d’année qu’il occupait son infirmerie et elle n’avait pas hâte car cela signifierait qu’il aurait encore fait des choses dangereuses et que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-N
Une semaine plus tard – Vendredi
La semaine qui venait de s’écouler avait été relativement calme. C’était la semaine des examens et donc, les élèves n’avaient pas le temps de passer à l’infirmerie, même ceux qui étaient aux bords de l’agonie. Pour Poppy, c’était presque une semaine de vacances. Elle la savourait. De plus qu’à partir de maintenant, les élèves allaient être trop occupés à fêter la fin de leurs examens sans s’inquiéter de leur infirmière qui loin de s’en plaindre, commençait doucement à planifier ses vacances.
Il était tard, Poppy éteignit les lumières de l’infirmière, rarement aussi déserte, et s’apprêta à aller se coucher. Elle en était à envisager le Sud de la France comme destination de vacances. Elle en parlerait à sa sœur.
Mais, elle aurait dû se douter que rien n’était jamais parfait…
Alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la porte de ses appartements privés, Poppy sursauta en poussant un cri aigu devant l’ombre déformée qui s’étalait sur le mur grâce aux reflets de la lune.
- Excusez-moi.
Poppy ralluma aussitôt les lumières avec sa baguette et tenta de calmer les battements de son cœur.
- Monsieur Pucey ! S’exclama-t-elle. Merlin ! Mais que…
Adrian Pucey tenait à peine debout. Il avait le nez en sang, un œil qui virait au noir et agrippait ses cotes.
- Je suis désolé de vous déranger, mais…
Affolée, Poppy ne le laissa même pas terminer sa phrase et l’entraîna tant bien que mal vers le lit le plus proche.
- Mais que vous êtes-ils arrivé ?
- Un mauvais Cognard, essaya-t-il vainement de sourire.
Poppy resta interdite devant ce mensonge éhonté et décida de continuer son interrogatoire tout en le soignant du mieux qu’elle le pouvait.
- Que faisiez-vous sur le terrain de Quidditch à une heure aussi tardive, alors que le couvre-feu est déjà passé ?
Le jeune homme eut un sourire qu’il voulut moqueur mais il n’en résultat qu’une grimace.
- Vous savez, ce n’est pas grave. Je quitte l’école lundi. Je voulais juste aller sur le terrain une dernière fois.
- Et vous aviez besoin de lâcher les Cognards pour ça ?
- J’aime bien ces bestioles-là. Ça me rappelle quelques souvenirs.
Poppy secoua légèrement la tête. Elle n’était pas dupe. Si Monsieur Pucey avait eu besoin de lâcher une balle, ç’aurait été le Souaffle. Elle n’aimait pas le Quidditch à cause de la brutalité du jeu, mais à force de soigner les joueurs, elle connaissait bien leur poste et ce garçon était Poursuiveur dans l’équipe de Serpentard.
- Vous n’allez pas prévenir le professeur Rogue, n’est-ce pas ?
- Pas ce soir.
Adrian soupira.
- Je verrais demain comment votre état aura évolué, conclut Poppy.
Adrian comprit qu’il allait devoir passer la nuit à l’infirmerie et contrairement à son habitude, il ne protesta pas.
- Vos cotes risquent d’être un peu douloureuses cette nuit. Je vais donc vous donner une potion pour que vous évitiez de trop vous agiter dans votre sommeil.
Docile, Adrian acquiesça. Au point où il en était, il n’avait plus trop le choix. Dormir à l’infirmerie était même une aubaine.
Presque à contrecœur, Poppy le laissa seul. Elle tira les rideaux, lui souhaita une bonne nuit malgré tout et se retira enfin dans ses appartements, non sans avoir auparavant lancé un sort pour que personne ne puisse entrer dans l’infirmerie. Ce soir, elle préférait la sécurité.
Elle ignora, cependant, que son patient n’était pas arrivé seul dans son infirmerie et qu’une personne avait réussi à se faufiler derrière un lit pendant que Poppy le soignait.
Doucement, elle poussa le rideau et caressa le visage d’Adrian qui se poussa un peu dans la douleur pour lui faire de la place sur le lit.
- Ça va mieux ? Je ne te fais pas mal, au moins ?
- Jamais.
Elle décela pourtant de la douleur dans le ton de sa voix.
- Je t’avais prévenu que c’était de la folie, chuchota-t-elle.
- Mandy… C’est bientôt la fin de l’école. En dehors de Poudlard, je m’en fiche complètement de ce qu’on peut penser de moi. Surtout de leur part. Ils l’auraient bien su un jour.
- Mais regarde l’état dans lequel tu es ! S’exclama-t-elle.
- Evite de bouger, s’il te plait.
- Pardon.
Elle l’embrassa à la commissure des lèvres. Dans le noir, ce n’était jamais évident…
- Et où vas-tu dormir maintenant ? Ils ne vont pas te laisser rentrer dans les cachots et encore moins dans ton dortoir !
- Avec un peu de chance, Pomfresh va peut-être me garder encore demain. Sinon, j’espérai que ma petite amie allait me faire une place dans son lit, non ?
- Je suis sérieuse, Adrian. Je m’inquiète vraiment pour toi. Il ne reste que trois jours, mais ça va être très long.
- Je n’ai pas d’autres solutions, Mandy. Tu as bien vu que ceux de ta maison était beaucoup plus compréhensifs que les Serpentards. Tes copines savent déjà pour nous. Il suffira juste que tu me fasses entrer en douce quand ta salle commune sera libre. Je pense que Terence va pouvoir me récupérer mes affaires. Mon coffre est toujours scellé alors je suis sûr de pouvoir les récupérer en bon état. Ils auront peut-être saccagé une ou deux paires de chaussettes et mon balai, à coup sûr…
- Je me fiche pas mal de ton maudit balai, Adrian, c’est toi qui m’inquiète !
Il ne répondit pas et Mandy arrêta là la bataille. Adrian s’était fait frapper par ses « amis » parce qu’ils avaient découvert leur relation. Un Serpentard et une Serdaigle. Il n’y avait bien que les Serdaigles pour être assez naïfs. Les mœurs ne changeraient décidément jamais.
Dans les bras l’un de l’autre, ils finirent par s’endormir dans la douleur pour l’un et dans l’angoisse du lendemain pour l’autre.
Lendemain matin
Poppy avait plutôt mal dormi. Le jour venait à peine de se lever qu’elle enfilait déjà son habit d’infirmière, prête pour aller voir son patient.
A pas de loup, elle s’approcha du lit protégé par un rideau blanc et le poussa doucement. Etrangement, elle ne fut pas aussi surprise qu’elle aurait dû l’être. C’était même un peu un soulagement pour elle, même si…
A l’époque, où elle était encore élève, on venait exclusivement à l’infirmerie pour se faire soigner et encore, c’était souvent parce qu’on y était obligé. En aucun cas, on y venait pour rejoindre son petit ami en catimini.
Elle ne s’étonna pas non plus de ne pas avoir entendu l’alerte, qu’elle avait créé pour empêcher quiconque d’entrer dans l’infirmerie sans qu’elle le sache. C’était bien connu que l’amour donnait des ailes. Elle n’eut même pas le cœur de les réveiller. Elle réajusta les couvertures et leur redonna de l’intimité pour les cacher à la vue de ses patients matinaux.
Ce n’était pas souvent qu’elle avait l’occasion de voir une Serdaigle dans les bras d’un Serpentard et il ne fallait pas être devin pour comprendre qu’ils devaient se cacher pour s’aimer. Poppy s’en désola.
Elle repensa aux paroles du jeune homme, « un mauvais Cognard » lui avait-il dit la veille. Elle ne comprendrait jamais la rivalité des maisons. Avec le temps, elle avait même l’impression que celle-ci augmentait à chaque nouvelle rentrée. Elle avait été à Pousouffle et ce n’était pas pour autant qu’elle soignait plus mal que les autres.
En attendant, il fallait absolument qu’elle parle au professeur Dumbledore de ce qui s’était passé. Quand elle referma la porte de l’infirmerie, Poppy se dit qu’il ne faisait pas bon d’être infirmière par ces temps-là, surtout quand on s’occupait d’adolescents.
Plus que trois jours à tenir et elle serait enfin en vacances et le Sud de la France l’attirait de plus en plus.